Au delà du col du Rosier, le ravin des Mines tire son nom de l’exploitation d’un minerai de calamine (à 23 % de zinc), par une dizaine d’ouvriers de la Compagnie Royale des Asturies, entre 1901 et 1912.

Mais l’essentiel de la commune s’étend sur une belle combe circulaire taillée profondément dans un dôme de calcaire tithonique. La Brette y pénètre et en ressort par deux magnifiques goulets.

Cet espace protégé est habité depuis longtemps : on y a trouvé des silex taillés, vu des tuiles romaines et son nom rappelle sans doute la propriété du gaulois Brittus.

A l’époque féodale, Brette était un fief des Artaud d’Aix qui en firent hommage au comte de Valentinois en 1211. La terre, possédée ensuite par les Saussac puis par les Leydet, passa en 1519 à la famille d’Eurre. En 1540, les revenus de la seigneurie consistaient en 69 setiers de froment, 50 ras d’avoine, 60 poules, un moulin loué pour 12 setiers de froment et 25 livres de fromage. Les habitants devaient en outre au seigneur une journée de corvée avec leurs animaux de labour. En 1675, le fief fut donné en dot à Marie, demoiselle d’Eurre, pour son mariage avec un Vesc. Cette dernière famille le conserva jusqu’à la Révolution.

 

Superficie : 1550 ha. (dont 314 ha de communaux et 295 ha ONF

 

Population :

1990 : 27

1982: 32

1851 254 (maxi)

 

Résidences principales : 8 Résidences secondaires 14

 

Superficie agricole (l 988) : 956 ha

Principales cultures : lavande 55 ha, cultures industrielles 55 ha, fourrages 54 ha, céréales 25 ha

Superficie toujours en herbe : 814 ha

Elevages : ovins (350), chèvres (25 3)

Activités : fromage de chèvre, gite rural, plantes aromatiques

 

 

 

 

(1)  Pas du Gourd : défilé de la rivière, baignade.

(2)  Plateau de la Servelle : vue étendue sur toute la vallée de la Roanne, formes karstiques (dolines, lapiés, gouffre profond de 40 m), gentianes, chamois.

(3)  Ravin des Mines : ouverture des anciens puits d'extraction maison forestière des Raux.

(4)  La Batie : site d'un château construit par les comtes de Valentinois au début du 14e siècle.

(5)  Brette Vieille site du château qui était le centre du fief, traces de murailles. (6) Le Monestier église Notre Dame, abside semi circulaire appareillée, cloche de 1868 croix de mission en fonte de 1867.

 

  Les textes sont extraits du livre "Le Pays de la Roanne" de l'Association Route de la Vallée de la Roanne avec l'autorisation de Jacques Dujet président de l'office du tourisme de la vallée.
Textes de:
Jean-Noël Couriol
Annie Friche
Jacques Barlet
Conception, saisie, maquette du livre:
Histoire et patrimoine Dromois
la Lombardière 26400 Beaufort-sur-Gervanne
04 75 76 43 29

Photographie livre: Jean-Noël Couriol

Photographie site internet: Fabrice Blache
Couverture: Pradelle, 1995, photographie de Jacques Dujet

L’église paroissiale

Brette

La commune de Brette, aujourd’hui entièrement vouée à la culture et à l’élevage des chèvres et des brebis, comprend trois parties bien distinctes.

Entre 1300 et 1600 m d’altitude, la Servelle domine toute la région. En 1944, elle fut choisie par les Alliés pour le plus important parachutage d’armes du département en dehors du Vercors : les 25 et 26 août, les maquisards y réceptionnèrent 14 mitrailleuses, des centaines de fusils, de mitraillettes et de grenades et 200 kg d’explosifs. Ce haut plateau karstique, aujourd’hui facilement accessible, riche de flore et de faune, a toujours été un alpage réputé. Dans les années 1980, un éleveur de Chalancon y conduisait un troupeau de 2000 brebis. Aujourd’hui, ce sont 80 vaches et leurs veaux qui broutent la pelouse de juin à septembre.

Brette la bas vue de la route en arrivant

Champ juste avant le dernier virage avant le village

L’église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, était celle d’un prieuré de bénédictins dépendant de l’abbaye de Cruas. En 1540, le prieur Berton Tanin possédait 12 sétérées de terre, deux prés avec une grange et les ruines d’un moulin. Brette, comme Aucelon, adopta résolument la Réforme : en 1644, la paroisse comptait une seule famille catholique pour 43 protestantes.

Il faut attendre l’année 1848 pour que cette paroisse fasse à nouveau parler d’elle, lorsque deux habitants du village, le petit Pierre Planel, berger de 13 ans, et Félicité Plumel, célibataire de 35 ans, affirmèrent avoir eu des apparitions : le premier avait vu la Vierge a plusieurs reprises et la seconde des anges. Comme à Pradelle et aux Sadoux, ces affirmations ne furent pas retenues par la hiérarchie catholique.