Saint Nazaire le Désert

Au cœur du bassin de la Roanne, Saint-Nazaire-le-Désert occupe une place de choix, par son histoire comme par ses fonctions actuelles.

Son territoire était habité dès 4000 ans av. J.-C. par les premiers agriculteurs chasséens, dont on a retrouvé les poteries dans la grotte du Trou-Arnaud. Elles contenaient des grains de blé carbonisés, sans doute une offrande à une mystérieuse divinité des sources.

La commune actuelle juxtapose des pièces historiques diverses. Montanègue est le fief le plus anciennement connu en 1231. Petit-Paris était une paroisse puis une commune jusqu’en 1966, lorsqu’elle fut rattachée avec sa trentaine d’habitants à Saint-Nazaire. La paroisse de Merlet formait une seule communauté avec celle de Petit-Paris. L’agglomération de Saint-Nazaire se développa au 14e siècle autour d’un prieuré de bénédictins dépendant d’Aurillac, peut-être sur le site d’une villa gallo-romaine.

 

 

Superficie : 4662 ha

Population :

1090 : 168

1982 : 197

1801 : 1192 (maxi)

 

Résidences principales : 76

Résidences secondaires : 67

 

Superficie agricole :  860 ha

Lavandin et plantes aromatiques : 67 ha

Noyers : 3 ha

Oléagineux : 10 ha

Activités : restaurants, boulangerie

Plantes aromatiques

Camping

Maçon

 

(1)  Grotte de Reychas, décrite déjà eu 1838- découverte de vestiges chasséens et de l'âge du bronze.

(2)    Grotte du Trou Arnaud :1400 m de galeries terminant sur des siphons-découvertes de l’époque chasséenne et de l'âge du cuivre.

(3)    Site deMontanègre, qui était au moyen âge le centre de la communauté,avec un village, une tour et une église dédié, à saint Philibert (aucun vestige).

(4)    Ruines du village de Merlet (75 habitants en 1872), la cloche de son église Saints-Jacque-et-Christophe était réputée pour éloigner la grêle.

(5)    Petit Paris, ancienne commune- site d'un château disparu- chapelle Saint­-Thomas du l7e siècle, restaurée en 1982, cloche de 1835.

(6)    Village de Saint-Nazaire-le-Désert : Grand rue : vieilles maisons, nombreux linteaux dates (depuis 1580) et décorés de cœurs, aies en accolade- château de 16e siècle, façade avec larmier – chapelle Saint-Joseph du 16e siècle- église Sainis-Nazaire-et-Celse, avec sanctuaire carré du 15e siècle, maître-autel du 17e avec retable, colonnes torses, statuettes d'anges et têtes d'angelots, cloche, moderne de 1979, cloches de 1506 et 1809- sur la place, statue de l'archange Saint Michel (1947)- croix de mission de 1830 – roue du Moulin de la famille Blache.

Pour en savoir plus. Emilien BLAIN: Saint-Nazaire capitale du Désert, Patrimoine de la Vallée de la Drôme, 1989, 189 p.

Les textes sont extraits du livre "Le Pays de la Roanne" de l'Association Route de la Vallée de la Roanne avec l'autorisation de Jacques Dujet président de l'office du tourisme de la vallée.
Textes de:
Jean-Noël Couriol
Annie Friche
Jacques Barlet
Conception, saisie, maquette du livre:
Histoire et patrimoine Dromois
la Lombardière 26400 Beaufort-sur-Gervanne
04 75 76 43 29

Photographie livre: Jean-Noël Couriol

Photographie site internet: Fabrice Blache
Couverture: Pradelle, 1995, photographie de Jacques Dujet

Statues de La Chapelle refaites par Claude Sivignon

L'église du village

A la fin du 13e siècle, ces terres, sous la mouvance des évêques de Die et des Dauphins, appartenaient toutes aux Sahune. Elles passèrent ensuite aux d’Entre qui se qualifiaient de marquis de Montanègue au 17e siècle. En 1750, elles furent acquises par Jacques Verdeihan des Fourniels, fermier-général et maître d’hôtel de la reine, et finirent chez les Moreton de Chabrillan. Leur château fut pillé et en partie démoli au cours d’une émeute, le 8 septembre 1792.

 

En 1790, Saint-Nazaire devint le chef-lieu d’un canton groupant dix communes, de Pradelle à Chaudebonne et qui ne survécut pas à la réorganisation de l’an VIII. Jusqu’à la Grande Guerre, le village apparaît pourtant comme une vraie capitale avec environ mille habitants. On y trouve un charron, deux maréchaux-ferrants, deux ferblantiers, deux menuisiers, quatre cordonniers, cinq épiceries, deux magasins de draps, un de modes, un de chapeaux et onze cafés ... Ses cinq foires sont particulièrement réputées pour les bestiaux. Avec l’ouverture des routes, les cultures spéculatives, la noix et la lavande, qui peuvent désormais être exportées se développent. Le gibier, et plus particulièrement les grives, constituent un véritable revenu pour certaines familles ! Cette belle prospérité ne dure malheureusement pas. Saint-Nazaire n’a plus que 500 habitants en 1920, 400 en 1930.

Aujourd’hui, l’agglomération conserve une pincée de services publics : l’école avec sept élèves en 1995, le centre de l’Équipement avec six agents, le bureau de poste. Les commerces se réduisent à une épicerie-boulangerie, dont le pain est célèbre dans toute la région, à trois restaurants et à des gîtes ruraux. Un équipement touristique de qualité, avec syndicat d’initiative, camping, piscine et tennis, assure une honnête animation estivale.

Nouveau vitail de la chapelle

Interieur de la Chapelle