Volvent

Le nom de Volvent intrigue les philologues, qui hésitent entre un endroit venté, un nom d’homme romain ou un dérivé du latin volvere « rouler » ? Cette dernière hypothèse pourrait s’appliquer aux eaux tourbillonnantes du Trou Arnaud : au fond de la vallée, cette puissante résurgence restitue les eaux infiltrées sur le vaste plan incliné aride où s’étend la commune.

Bien que plusieurs haches polies du néolithique aient été découvertes sur son territoire, l’histoire de Volvent commence seulement au moyen âge. A l’origine, le fief appartenait aux Artaud de Montauban, qui le conservaient toujours en 1540, quand Reynaud déclare posséder le château et son mandement, avec comme cens 66 sentiers de froment, 25 de gros blé et 40 poules. Le seigneur tient encore un moulin où les habitants sont obligés de moudre leur blé et une « montagne » dont l’herbage rapporte 7 florins par an. Acquis par les Bernard vers 1703, la terre tomba en quennouille chez les Garnier de Labareyre en 1786.

L’église, consacrée à Notre Dame de l’Olme, était rattachée en 1080 à celle de Chalancon, sous la dépendance de Saint-Ruf de Valence. Elle devint un prieuré dès 1158. En 1540, son prieur habitait une maison avec grange et jardin près de l’église et en 1690 chaque habitant possédant onze agneaux devait lui en donner un.

La visite épiscopale de 1644 décrit une église et un presbytère en ruines, dans une communauté qui compte 50 familles protestantes et 4 ou 5 « dont aucune ne soit entièrement catholique ». Depuis douze ans, le curé habite à Saint Nazaire. En 1866, on dénombre dans la paroisse 220 catholiques et 66 protestants.

Les révisions fiscales du 15e siècle livrent le nombre de familles, 8 en 1460, 10 en 1474 : les habitants se nomment alors Jean Delaigue, Amédée Arnaud, Jean Garcin, Antoine Gueymard, Jean Michel... Sous l’ancien régime, la communauté est administrée par un châtelain représentant le seigneur, comme Claude Chauvin en 1698, et par deux consuls annuels élus. A cette époque, les habitants se plaignent de ne posséder que des terres situées « sur un rocher sec et aride sujet à une mauvaise herbe appelée ardenne ». Ils sont obligés de se louer ou d’aller mendier en hiver. Cent ans plus tard ils déclarent cultiver le blé, le seigle, l’avoine, l’épeautre rousse, les lentilles, les fèves, « les truffes rouges ». Ils ignorent la vigne, les mûriers et la plupart des fruits, mais ils vendent des moutons dans les foires des environs.

Atteint par la route carrossable venue de Chalancon en 1882, Volvent est déjà célèbre pour son miel. « Miel en grande réputation », écrit l’annuaire de la Drôme de 1850 ». « Il est excellent », assure le baron de Coston en 1872. « Volvent est le pays du miel amer et des buis », renchérit Félix Grégoire en 1900. Cette renommée, associée à celle de la lavande, s’est transmise jusqu’à nos jours.

Superficie : 1673 ha

Population :

1990 : 23

1982 : 24

1811 : 427 (maxi)

Résidences principales : 7

Résidences secondaires : 21

 Superficie agricole :  79 ha

Céréales, lavande, miel

Elevages : Ovins (150) Chèvre (50)

Activités :

Production de miel, de plantes aromatiques, de fromage de chèvres.

(1)  Le Trou Arnaud (voir Commune de Saint Nazaire).

(2) Site de Château Vieux.

(3) Valsent : village-rue perché, site, vieilles maisons plusieurs linteaux datés dans des cartouches (1633, 1634, 1788, 1836) ,linteau blasonné église Notre­-Dame, clocher peigne, deux cloches (1690 et 1861), chaire en noyer , temple du temple du 19e désaffecté (inscription) , croix de 1876.

Pour en savoir plus. A. SAUVEBOIS : Petite histoire de Volvent et des environs, manuscrit inédit, 1952, 18 p. ,